Réflexion d'un ami qui n'est peut-être pas si bête

ladune chantal
ladune chantal

le 05/12/2018 à 07:37

PatriceDjizzzde mon point de vue, je pense que garder le gilet est un bonne chose.
manif ou pas, flics ou pas.

+ se rapprocher des gens qui ont essayés des choses. par ex "nuit debout" ou d'autres collectifs , les intermittents aussi.
fédérer un maximum de commerçants du quartier.
na pas stigmatiser les élus qui font ce qu'ils peuvent, même s'ils représentent a vos yeux "l'autre coté".
oui il y a aussi des maires qui bossent très bien, qui se plie en 4 pour leur administrés.
quand un maire aura mis son gilet jaune , puis la police municipale, les pompiers, les commerçants, les instits, les médecins, etc ..
plus d'autre choix que de voir cela en trans-générationnel, trans-classe et trans-politique.
la force arrivera par le dialogue. entre nous.

mais tout cela ne fonctionnera qu'avec un PROJET. pas juste une couleur de gilet....

avec un bain de sang, j'y crois pas une seconde au renouveau d'une utopie en pleine mondialisation sous pression chinoise....
avec fasse-bouque comme support ? un bon modèle capitaliste et commercial à outrance ?

avant tout réfléchir. puis agir.

Ca fait 4 semaines que ça dure et ??????? on donne 3 cacahuètes et on va parler , on va éduquer la population qui souffre et subis la misère ????.
Dans 1 mois rien n'aura changé....
Melanie
Melanie

le 05/12/2018 à 09:26

Bonjour
La réflexion n est pas bête, cependant les sans gilets sont beaucoup associés aux casseurs maintenant du fait des médias.....donc je trouve cela risqué de manifester sans gilet.
Alternative Citoyenne
Alternative Citoyenne

le 05/12/2018 à 11:23

Chers Gilets Jaunes,
Le symbole est primordial. Une image équivaut à 2 000 mots. Vous le savez toutes et tous.

Comme le dit l'un de nos participants qui semble écrire d'un autre pays, les Gilets Jaunes donnent une visibilité.
Un symbole tel que le bonnet phrygien serait sans doute aujourd'hui moins fédérateur, car trop connoté. Pour certains d'entre nous.

Quant aux idées de créer un tampon entre casseurs et forces de l'ordre.

Ceux qui proposent d'envoyer femmes et enfants en première ligne, pour obtenir des symboles forts.
C'est quasi criminel, face à des personnes qui viennent pour "casser du flic".

Pour ceux qui proposent de mettre leurs plus beaux habits, avec ou sans Gilet Jaune, avec ou sans Drapeau Blanc.
Oui, tant que ces habits respectent une stricte laïcité, pour éviter toute récupération, politique ou religieuse.
Aucun autre signe distinctif que nos beaux Gilets Jaunes et d'éventuels drapeaux/brassards blancs.

Dans le plus grand silence ou en scandant des slogans ?
Avec ou sans le risque de voir surgir des miliciens, pour arrêter les Forces de l'Ordre ?
Comme lors d'un récent coup d'état aux portes de l'Europe.

Courage à toutes et tous !
Yannick Psiko
Yannick Psiko

le 05/12/2018 à 13:52

FrançoisBonjour,

Suite à l'émission spéciale "Gilets jaunes", il apparait des positions assez opposées quand à la suite à donner aux manifestations de samedi 1er décembre. D'abord, j'entends dire "les politiques" sont ceci ou cela, le discours politique ne peut pas ceci ou cela, etc... Il faut malgré tout comprendre qu'aucune solution ne pourra aboutir sans passer par les politiques et la politique. Pour la bonne et simple raison que la démocratie ne peut pas se passer de l'expression du peuple a travers les urnes sinon cela s'appelle une dictature.
Pour porter les propositions du peuple il faut des députés et pour voter les lois (même celles voulues par le peuple) il faut des parlementaires. Dire que l'on peut se passer de représentants politiques est un leurre car après que le mouvement aura validé les mesures qu'il désire voir mises en place, il faudra des élus pour les voter et les mettre en place.
D'autre part, j'entends Jean François Barnaba parler de liste gilets jaunes aux européennes et pour moi c'est juste un éparpillement des voix sur une énième liste (et donc faire de la politique) au lieu de s'assurer du soutien de partis politiques déja existants. Ce serait être aveugle que de dire qu'il n'existe pas de parti aujourd'hui en place qui porte ce genre de revendications.
Mais alors, tout de suite, on entend parler de récupération et là je dis stop ! Si le peuple s'était bougé le derrière pour faire barrage à Mr Macron comme il l'a fait pour Mme Lepen au second tour nous n'en serions pas là.
La plupart des mesures mises en place par ce gouvernement étaient clairement annoncées dans le programme Macron. C'est donc en toute connaissance de cause que le peuple à voté (22 % d'abstention au premier tour donc très faible). Quand à ceux qui diront qu'ils ne l'ont pas élu pour ça, doivent revenir à l'école pour apprendre à lire les programmes ou bien faire travailler leur mémoire car le personnage n'est pas descendu du ciel le jour de l' élection mais avait sévit bien avant.
La solution maintenant, consiste à exiger la dissolution de l'assemblée nationale et revenir aux urnes car lui, ne reviendra pas en arrière sauf pour des mesurettes.


Ce n'est aps tout a fait juste.
Dans le cadre de démocratie directe, ce qui est le cas ici, les parlementaires/politiciens ne votent plus entre eux pour décider si une loi doit passé ou pas. C'est le peuple qui le fait. Les parlementaires/politiques ne sont là plus que pour porter, transmettre, NOTRE voix à l'étranger d'une part, mettre nos décisions en oeuvre d'autre part.
Comme en Suisse. Ils ne font pas grand chose avant que le peuple n'ait dis oui ou non. Je le sais, je suis suissesse, habitant en France mais suissesse ;)

CédricBonjour Aure
pour que tout le monde arrête de travailler il faut que les syndicats déposent un préavis de grève, sinon il y a un risque de licenciement, si une large partie de la population soutient les GJ, peu sont prêts à prendre ce risque (et c'est normal). Donc la question est voulons nous demander l'appui de syndicats ?
je rajouterai qu'une partie non négligeable des gens qui travaillent n'ont pas de représentation syndicale.


Effectivement, sauf que.... une grève générale implique TOUTE la population. SI personne (utopique je le sais) ne va travailler lundi matin, ils ne peuvent licencier personne ;)

BebertBonne idée : pas d'affichage d'appartenance, donc pas de possibilité d'identifier et de stigmatiser pour les médias et le gouvernement, donc pas de possibilité de charger les uns et de les monter contre les autres. Le "peuple" est une entité forte en elle-même, et en même temps impalpable. Ce qui dérange le gouvernement, c'est justement le manque de structuration (ils le soulignent assez), ils n'ont pas de point d'ancrage et ça les déstabilise. Il faut que le peuple obtienne un pouvoir décisionnaire, sinon on va vite retomber dans le même contexte. Les Suisses sont ce qu'ils sont, en tous cas, leur fonctionnement s'avère efficace, et les "administrés" se sentent impliqués et donc considérés.


Tout n'est pas tout rose chez moi (suisse) ni dans notre système non plus hein.
Mais effectivement, c'est l'idée générale du RIC et je pense sincèrement que c'est LE moyen de sortir du dictatora du/des gouvernement/s.
danielle
danielle

le 05/12/2018 à 14:01

bonjour, je crois aussi que seuls les référendums peuvent donner la possibilité au peuple de prendre des décisions avec un bémol quand même, par exemple le référendum concernant le traité européen, le pouvoir n'en a rien eu à faire.........ils sont viscieux, ils contournent! La suisse me paraît plus disciplinée que la France!
yannick psiko
yannick psiko

le 05/12/2018 à 14:02

FrançoisSe passer des syndicats, se passer des politiques ! Et alors comment on fait, on crée un mouvement, un parti, en fait on fait la même chose que ce qui existe déjà ! Alors si on commençait par s’agréger avec les forces existantes qui partagent nos idées au lieu de vouloir réinventer la roue. Les gens qui sont dans des syndicats ne sont pas plus bêtes que les autres et souvent même bien mieux armés pour se défendre. Si on ne leur tirai pas toujours dans les pattes ils seraient plus efficaces mais ça encore ça fait partie du jeu du patronat et du gouvernement d'affaiblir les contre pouvoirs pour mieux nous manger par la suite.


Que faire de nos politiques ? Ce qu'ils sont par définition : Nos porte paroles, et pas nos décisionnaires.
C'est justement parce qu'on les a laisser décider en nos noms que nous en sommes là. En les remettant a leur place, ils ne décident plus, ils se contentent de mettre en place ce que le peuple veut, et de porter nos décisions a l'étranger.

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